Artiste et entrepreneur : je suis un éclectique !



Entretien avec Sam-Brice Dippa Priso, entrepreneur et artiste



1) Vous avez un parcours assez atypique, racontez-nous !

J’ai d’abord commencé dans le service public en tant que responsable de secteur à la SNCF puis j’ai rejoint l’AUVM, association spécialisée dans le secteur d'activité de l'urgence sociale, où j’étais chargé du projet de rénovation d’un ancien corps de ferme de 2200m² datant du 17ème siècle pour le transformer en logements destinés à des personnes en situation de précarité. J’ai ensuite eu l’opportunité de rejoindre le cabinet de la Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, où j’ai contribué au déploiement et à la promotion des Territoires à Énergies Positive pour la Croissance Verte, ces territoires qui engagent des actions positives en matière de mobilité durable, d’économie circulaire, d’efficacité énergétique, de biodiversité ou d’énergies renouvelables. Cela a été particulièrement intense et exaltant. Et depuis cette expérience, j’ai décidé de me lancer à mon compte dans le conseil et la gestion de patrimoine. Pour autant, je ne sais pas si je qualifierais mon parcours d’atypique, mais je suis un éclectique. J’aime évoluer dans des sphères professionnelles différentes, découvrir de nouvelles personnes, relever de nouveaux défis, j’aime aller là où le vent me porte, où je me sens pouvoir être utile.



2) En parallèle de ces expériences, vous avez fait du théâtre et êtes également mannequin !

Oui, j’ai découvert le monde de la mode, comme beaucoup, dans les magazines et en regardant les défilés. Cela m'a donné envie de me retrouver face à un photographe, face à une caméra. Puis j'ai intégré l'agence BlakeMen. De nombreuses personnes avec qui j’en parle pensent qu’il s’agit d’une passion, c’est un point de vue mais c’est surtout un métier qui nécessite du travail, de la discipline, de la persévérance, de la concentration et beaucoup de rigueur. J’ai fait du théâtre, de la publicité, des défilés et des shootings pour plusieurs marques. Ce qui m’amuse beaucoup, c’est d'alterner entre mon côté entrepreneur et mon côté artiste. Parfois les journées sont longues mais je puise mon énergie en faisant ce que j’ai envie de faire. Tant que je m’amuse, je continuerai.




3) Il semble que nous quittions le paradigme du texte pour entrer dans celui de l'image, - la vidéo, la photo prennent le pas sur les mots -, qu'en pensez-vous ? Qu'est-ce que l'image apporte-t-elle ?

À notre époque où les réseaux sociaux inondent notre quotidien, la force de l’image c’est d’être accessible à tous, au-delà des frontières et des langues. C’est le pouvoir d’Instagram, de Twitter, etc. Cela ne veut pas dire pour autant qu’une image est perçue de la même façon, à travers le monde. Et si certains s’expriment dans l’écriture, d’autres le font à travers les images et ce mode d’expression permet à la fois de s'exprimer, de défendre des positions, de s'accepter et de s'évader. La communication visuelle est omniprésente, mais elle nous oblige à rester sur nos gardes, car il nous faut apprendre à appréhender une image pour ce qu’elle est, savoir identifier celle qui est détournée, instrumentalisée.





4) Quel est le rôle des réseaux sociaux pour vous ?

C’est aujourd’hui devenu incontournable. Je ne m’y suis pas plongé spontanément mais ça m’a très vite rattrapé : à la fin du tournage d'une publicité avec le judoka Teddy Riner pour la BMCE Bank of Africa, on m’a fait comprendre que pour m’aider à décrocher des contrats, je devais absolument être visible et actif sur les réseaux sociaux. Je reconnais que ça me sert davantage pour le mannequinat que pour mon activité dans la gestion de patrimoine (rires). Encore que, ça m’a aussi permis d’entrer en contact avec des personnes qui sont devenues des clients. Cela dit, leur rôle premier est d'entretenir le lien social et heureusement qu’on les avait pendant le confinement dû à l'épidémie de Covid-19. Certains y trouvent même l’amour. Mais comme toutes les révolutions, il nous faut apprendre à les utiliser et à lutter contre ses effets néfastes comme le cyber-harcèlement ou encore l’exposition à du contenu non désiré (des messages haineux, à caractère sexuel, de la violence). Les réseaux sociaux sont le reflet de nos sociétés.


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